La cure classique se fait à deux ou trois séances par semaine, avec un psychanalyste souvent silencieux. La psychanalyse active garde les mêmes principes freudiens, à raison d’une séance de 45 minutes par semaine, avec un psychanalyste qui dialogue. Sylvie Paicheler la pratique au cabinet des Lilas, aux portes de Paris.
Les deux approches reposent sur l’œuvre de Freud et cherchent la même chose : comprendre ce qui, dans votre histoire, se rejoue aujourd’hui. Ce qui les sépare tient surtout à la place de l’analyste, au rythme et à la façon d’y parler. Aucune n’est meilleure en soi ; la question est de savoir laquelle vous convient.
Dans la cure classique, on vient deux ou trois fois par semaine, allongé sur le divan. On dit ce qui vient à l’esprit, sans trier : c’est l’association libre. Le psychanalyste, assis derrière, intervient peu.
La psychanalyse pratiquée dans les organes officiels de la psychanalyse freudienne tend vers une pratique de plus en plus austère, où l’analyste reste en retrait et laisse l’analysant monologuer. Cette distance a sa logique, mais elle ne convient pas à tout le monde.
La psychanalyse active, menée par M-N. Cugnot et Jaqueline Ferré, s’appuie sur les travaux des fondateurs : Freud, pour la théorie et la pratique ; Ferenczi, pour la part émotionnelle ; Jung, pour l’inconscient collectif et l’interprétation des rêves.
Les principes de l’analyse classique sont conservés, mais la méthode allie neutralité et dialogue dans une relation d’alliance thérapeutique. Le psychanalyste ne se mure pas dans le silence : il échange avec la personne, l’aide à faire des liens, à comprendre.
Le rythme est d’une séance de 45 minutes par semaine. Vous participez activement à votre analyse, vous êtes plus responsabilisé dans le travail.
De Freud, la psychanalyse active garde l’essentiel : l’inconscient, le transfert, l’importance de l’histoire personnelle et de la parole. Le travail consiste toujours à faire apparaître ce qui, sans être su, organise une vie.
De Sándor Ferenczi, elle retient l’attention portée à l’émotion et à la relation entre l’analyste et la personne. Ferenczi, proche de Freud, s’est beaucoup interrogé sur la distance de l’analyste et sur ce qu’elle pouvait laisser de côté.
De Carl-Gustav Jung, elle reprend l’étude de l’inconscient collectif et l’interprétation des rêves. En séance, les rêves sont un matériau de travail à part entière : on les raconte, on cherche ensemble ce qu’ils disent.
Il n’y a pas une bonne méthode pour tout le monde. Certaines personnes ont besoin du cadre et du silence de la cure classique ; d’autres se sentent perdues face à un analyste qui ne répond pas, et trouvent dans le dialogue de quoi avancer.
Le premier entretien sert aussi à cela : comprendre comment se passe le travail, et sentir si cette manière de faire vous correspond. Je propose également la psychothérapie analytique, selon ce qui vous amène.
Dans la cure classique, le divan a une fonction précise : en ne voyant pas l’analyste, on est censé laisser venir plus librement les pensées, les souvenirs, les associations. Pour certaines personnes, c’est un cadre qui libère la parole. Pour d’autres, ce silence derrière soi devient pesant, et l’angoisse prend le dessus sur le travail.
En psychanalyse active, le travail se fait en face à face. On se voit, on se parle, la psychanalyste réagit à ce que vous dites, pose des questions, propose des liens. Cela ne veut pas dire que la séance devient une conversation ordinaire : la neutralité reste la règle, et ce qui compte, c’est ce que vous découvrez de vous-même. Mais le dialogue permet à beaucoup de personnes de ne pas se sentir seules face à ce qu’elles traversent, et de construire avec elle une alliance de travail.
C’est souvent le cas. Beaucoup de personnes qui appellent n’ont jamais vu de psychanalyste et redoutent de se retrouver face à quelqu’un qui ne dit rien. Le dialogue de la psychanalyse active rend les premières séances plus accessibles : on n’a pas besoin de savoir comment « bien faire », on apprend en avançant.
Elle convient aussi aux adolescents, pour qui un adulte silencieux peut être déroutant, et aux enfants à partir de 9 ans : voyez la page consulter pour un adolescent. Les adultes qui consultent pour des angoisses, un mal-être ou une période de pression au travail y trouvent un cadre régulier, une séance par semaine. Pour tout ce qui concerne le premier rendez-vous, voyez le déroulement des séances.
Pour prendre rendez-vous ou poser une question avant de vous décider, appelez le 07 78 07 57 17 ou 01 43 60 06 76. Les séances et entretiens ont lieu uniquement sur rendez-vous, du lundi au vendredi de 11h à 20h, au 19 Rue Léon Renault, 93260 Les Lilas. Le premier entretien est informatif et gratuit.
La cure classique se fait à deux ou trois séances par semaine. La psychanalyse active se fait à une séance de 45 minutes par semaine.
Oui. Elle conserve les principes de l’analyse freudienne et s’appuie sur les travaux de Freud, Ferenczi et Jung. Ce qui change, c’est la méthode, qui ajoute le dialogue à la neutralité.
Il n’y a pas de durée fixée à l’avance : elle dépend de chacun, de ce qui l’amène et de ce qu’il souhaite travailler. Aucun nombre de séances ne peut être annoncé au départ. C’est une question dont on parle de vive voix, dès le premier entretien.
Le tarif est communiqué lors de la prise de rendez-vous, par téléphone au 07 78 07 57 17 ou au 01 43 60 06 76. Le premier entretien, lui, est informatif et gratuit.
Non. La première rencontre est un entretien informatif et gratuit : elle permet de faire connaissance, de dire ce qui vous amène et de voir si le travail proposé vous convient. Elle se fixe par téléphone au 07 78 07 57 17 ou au 01 43 60 06 76.
Non. En psychanalyse active, la séance se passe en face à face, dans un dialogue entre la personne et la psychanalyste. La cure classique, elle, se fait le plus souvent allongé sur le divan, avec un analyste assis derrière, qui intervient peu. Les deux gardent les principes freudiens : l’inconscient, le transfert, la place de la parole.